Le choc d’une photo

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Cette photo d’Abdelkader Merah assis dans son box d’accusé, qu’entourent ses avocats Antoine Vey et Eric Dupont-Moretti, vous n’auriez jamais dû la voir. Car la Loi du 29 juillet 1881 «interdit l’emploi de tout appareil permettant d’enregistrer, de fixer ou de transmettre la parole ou l’image » lors d’un procès.

Le magazine Paris Match en a fait fi, arguant de « la portée historique du procès ». Le cliché fut pris quelques minutes avant l’énoncé du verdict par la Cour d’Assises.

Immédiatement, journalistes et avocats -qui respectent la loi- ont condamné cette publication (diffusée sur Facebook et Twitter). La presse judiciaire a, quant à elle, « condamné l’irresponsabilité de Paris Match ». Mais l’amende encourue (4500 €) n’est guère élevée au regard des sommes que ce cliché peut rapporter.

Dans un monde où l’on montre de moins en moins, nous estimons que ces images, et le regard dans le vide de Merah avant l’annonce du verdict, pouvaient permettre d’aller au-delà de ce procès historique qui est le premier procès pour terrorisme dans notre monde contemporain »

s’est justifié Régis Le Sommier, directeur adjoint de Paris Match.

C’est accorder beaucoup (trop) d’importance aux terroristes, vous ne trouvez pas ? Fallait-il publier cette photo ?

Nouvelle plainte contre R. Ferrand (LREM)

Richard Ferrand passera-t-il, une fois encore, entre les mailles du filet ? Quelques jours après le classement sans suite (pour prescription) du Parquet de Brest, l’association ANTICOR annonce avoir déposé plainte avec constitution de partie civile pour prise illégale d’intérêts, recel et complicité de recel auprès du doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris.

Un juge va donc instruire sur l’acquisition par la compagne de Richard Ferrand du bien immobilier loué aux Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était le DG.

« M. Ferrand a volontairement dissimulé l’infraction aux yeux du commissaire aux comptes et de six des neuf administrateurs et notamment de l’ancien président, qui n’auraient pas été informés que la future propriétaire du bien était sa compagne.  » (termes de la plainte déposée par Anticor)

Interrogé à la radio, le président de l’Assemblée Nationale s’est indigné  :

 

« Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même. Il y a eu des accusations portées par la presse contre Richard Ferrand. Il s’en est expliqué immédiatement, il ne s’est pas muré dans le silence. (…) Le procureur, qui a livré une analyse publique, a dit il n’y a pas matière à poursuite. (…) Et là, une association, qui est agréée -elle a le droit de le faire, je ne lui conteste évidemment pas ce droit – dit: nous ne sommes pas d’accord avec l’interprétation du procureur. Et nous saisissons un autre procureur, celui de Paris, pour espérer qu’il y ait une nouvelle enquête. Est-ce qu’on n’est pas en train de faire perdre du temps à la justice simplement pour faire entretenir l’ idée, parce que c’est quand même ça qu’il y a derrière, qu’à partir du moment où il y a une accusation, il doit y avoir une condamnation ?

Condamnation ? Nous verrons. La justice n’en a pas fini avec le député Ferrand. L’affaire sera donc à suivre avec intérêt.

 

A Merah boire…

C’est fait, Abdelkader Merah a été jugé. La Cour d’Assises de Paris l’a condamné à vingt années de réclusion criminelle.

En organisant ce procès, la France s’est montrée digne et respectueuse des droits de l’Homme et de la démocratie. Soyons-en fiers.

Malgré tout, le procès Merah laisse un goût amer. Il y a, bien sûr, cette complicité d’assassinat que la Cour n’a pas reconnu. La Justice n’est pas forcément juste. Naïve ? Peut-être. Sereine, résolument.

Ensuite, la médiatisation de cette famille de barbares dont on a entendu le nom chaque jour. Les dessins de presse ont même montré l’accusé portant la barbe aux audiences. Par fanatisme religieux ? Ou provocation ?

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Un second procès aura lieu. Tant mieux. Il permettra d’en savoir plus sur celui qui s’est connecté à 23h30 sur le profil du militaire. Il faut chercher, et trouver.

In fine, je voudrais, ici, avoir une pensée pour le caporal-chef  Loïc Liber, en vie mais tétraplégique dont on n’a a peu entendu parler. Chaque jour, cet homme lutte pour sa vie. « C’est un autre combat » murmure-t’il avec dignité.

Dignité…Ce mot, les Merah en ignorent le sens.

Espagne : où est l’Europe ?

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Ce lundi 30 Octobre, le procureur général de l’Etat espagnol a saisi le tribunal de l’Audiencia Nacional de Madrid et requis des poursuites contre les membres du gouvernement catalan destitués, qu’il accuse d’avoir « provoqué la crise institutionnelle ayant mené à une déclaration d’indépendance. » Sa plainte vise également des faits de « sédition, malversation et prévarication ». Il appartiendra au tribunal de Madrid de juger si elle est recevable.

L’Obs croit savoir que Carles Puigdemont tenterait, depuis Bruxelles où il séjournerait, de convaincre les leaders européens de s’impliquer dans la cause catalane .