Loire : des députés absents

LAURENT WAUQUIEZ (LES REPUBLICAINS), RENCONTRE

Six mois après les législatives, le site capital.fr dresse un premier bilan de l’activité parlementaire.

Pour évaluer nos députés, nous nous sommes plongés dans la formidable collecte de données de l’association Regards Citoyens qui durant six mois a soigneusement pointé les travaux des parlementaires. Puis, comme nous l’avions fait pour classer l’activité des députés de la dernière législature, nous avons noté chaque parlementaire sur la base de différents critères précis : le nombre de présences et d’interventions en commission, le nombre d’interventions dans l’hémicycle, le nombre d’amendements proposés. Nous avons arrêté nos données au lundi 18 décembre, six mois pile après le second tour des élections législatives. Nous avons ensuite attribué à chaque député des points en fonction de son classement respectif sur chacun de ces critères (572 points pour le 1er, 571 points pour le 2e…), avec un coefficient double pour les amendements proposés, parce qu’ils exigent plus de travail. Par souci de clarté nous n’avons pas retenu trois des critères de notre dernier classement (les rapports rédigés, les propositions de loi écrites déposées, les questions orales au gouvernement) car nous les avons jugés trop peu représentatifs au bout de six mois seulement de législature.

Pour mon département, la Loire, c’est une réelle déception : les trois députés LREM (M. Borowczyk, M. Mis et Mme Faure Muntian) se classent respectivement 270ème, 434ème et 520ème (sur 572 députés). Guère mieux pour le député (LR) Cinieri qui arrive en 379ème position. Le socialiste Régis Juanico, lui, est le plus assidu de tous : sa 53ème position doit en faire rager plus d’un.

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En 140 caractères

La tradition veut que l’un des trois questeurs de l’Assemblée Nationale soit issu de l’opposition. Mais Solère n’en a cure.

Le saviez-vous ? Un questeur de l’AN perçoit 5003,57 €/mois.

Nouvelle plainte contre R. Ferrand (LREM)

Richard Ferrand passera-t-il, une fois encore, entre les mailles du filet ? Quelques jours après le classement sans suite (pour prescription) du Parquet de Brest, l’association ANTICOR annonce avoir déposé plainte avec constitution de partie civile pour prise illégale d’intérêts, recel et complicité de recel auprès du doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris.

Un juge va donc instruire sur l’acquisition par la compagne de Richard Ferrand du bien immobilier loué aux Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était le DG.

« M. Ferrand a volontairement dissimulé l’infraction aux yeux du commissaire aux comptes et de six des neuf administrateurs et notamment de l’ancien président, qui n’auraient pas été informés que la future propriétaire du bien était sa compagne.  » (termes de la plainte déposée par Anticor)

Interrogé à la radio, le président de l’Assemblée Nationale s’est indigné  :

 

« Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même. Il y a eu des accusations portées par la presse contre Richard Ferrand. Il s’en est expliqué immédiatement, il ne s’est pas muré dans le silence. (…) Le procureur, qui a livré une analyse publique, a dit il n’y a pas matière à poursuite. (…) Et là, une association, qui est agréée -elle a le droit de le faire, je ne lui conteste évidemment pas ce droit – dit: nous ne sommes pas d’accord avec l’interprétation du procureur. Et nous saisissons un autre procureur, celui de Paris, pour espérer qu’il y ait une nouvelle enquête. Est-ce qu’on n’est pas en train de faire perdre du temps à la justice simplement pour faire entretenir l’ idée, parce que c’est quand même ça qu’il y a derrière, qu’à partir du moment où il y a une accusation, il doit y avoir une condamnation ?

Condamnation ? Nous verrons. La justice n’en a pas fini avec le député Ferrand. L’affaire sera donc à suivre avec intérêt.