Pas d’amalgames !

Le torchon brûle entre Mediapart et Charlie Hebdo à la suite des critiques d’Edwy Plenel sur les unes du journal satirique qu’il qualifia de :

campagne générale de guerre aux musulmans, la diabolisation de tout ce qui concerne l’islam et les musulmans. »

La veille, Charlie Hebdo avait titillé le patron de Mediapart sur ses accointances avec Tariq Ramadan.

« Charlie Hebdo n’a nulle envie de faire la guerre à quiconque. Cette phrase, nous ne la pardonnerons jamais. En la prononçant, Plenel condamne à mort une deuxième fois Charlie Hebdo. Cette phrase n’est plus une opinion, c’est un appel au meurtre »

a répondu Riss dans son édito.

Je me demande ce qu’il en pense, l’ami Cabu …

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Le choc d’une photo

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Cette photo d’Abdelkader Merah assis dans son box d’accusé, qu’entourent ses avocats Antoine Vey et Eric Dupont-Moretti, vous n’auriez jamais dû la voir. Car la Loi du 29 juillet 1881 «interdit l’emploi de tout appareil permettant d’enregistrer, de fixer ou de transmettre la parole ou l’image » lors d’un procès.

Le magazine Paris Match en a fait fi, arguant de « la portée historique du procès ». Le cliché fut pris quelques minutes avant l’énoncé du verdict par la Cour d’Assises.

Immédiatement, journalistes et avocats -qui respectent la loi- ont condamné cette publication (diffusée sur Facebook et Twitter). La presse judiciaire a, quant à elle, « condamné l’irresponsabilité de Paris Match ». Mais l’amende encourue (4500 €) n’est guère élevée au regard des sommes que ce cliché peut rapporter.

Dans un monde où l’on montre de moins en moins, nous estimons que ces images, et le regard dans le vide de Merah avant l’annonce du verdict, pouvaient permettre d’aller au-delà de ce procès historique qui est le premier procès pour terrorisme dans notre monde contemporain »

s’est justifié Régis Le Sommier, directeur adjoint de Paris Match.

C’est accorder beaucoup (trop) d’importance aux terroristes, vous ne trouvez pas ? Fallait-il publier cette photo ?

A Merah boire…

C’est fait, Abdelkader Merah a été jugé. La Cour d’Assises de Paris l’a condamné à vingt années de réclusion criminelle.

En organisant ce procès, la France s’est montrée digne et respectueuse des droits de l’Homme et de la démocratie. Soyons-en fiers.

Malgré tout, le procès Merah laisse un goût amer. Il y a, bien sûr, cette complicité d’assassinat que la Cour n’a pas reconnu. La Justice n’est pas forcément juste. Naïve ? Peut-être. Sereine, résolument.

Ensuite, la médiatisation de cette famille de barbares dont on a entendu le nom chaque jour. Les dessins de presse ont même montré l’accusé portant la barbe aux audiences. Par fanatisme religieux ? Ou provocation ?

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Un second procès aura lieu. Tant mieux. Il permettra d’en savoir plus sur celui qui s’est connecté à 23h30 sur le profil du militaire. Il faut chercher, et trouver.

In fine, je voudrais, ici, avoir une pensée pour le caporal-chef  Loïc Liber, en vie mais tétraplégique dont on n’a a peu entendu parler. Chaque jour, cet homme lutte pour sa vie. « C’est un autre combat » murmure-t’il avec dignité.

Dignité…Ce mot, les Merah en ignorent le sens.

Comme c’est bizarre !

Depuis le 2 Octobre, Abdelkader Merah est jugé pour « complicité » des crimes commis par son frère, Mohamed. Le procès se tient au Palais de Justice de Paris. Un lieu hautement sécurisé dans lequel, bien sûr, vous ne pouvez entrer librement : un portique détecte tout objet en métal et des policiers fouillent en permanence les visiteurs.

Et pourtant… Un individu a réussi à s’infiltrer dans les lieux. Grâce à la complicité d’un agent contractuel qui lui aurait prêté son badge d’accès, Frédéric D. fut surpris à « rôder » près de la salle d’audience. A quelles fins ? On l’ignore. Selon le journal Le Point, l’individu -déjà connu des services de police et de la justice- serait proche de la mouvance islamiste . Placé en garde à vue, il aurait déclaré s’être approché par simple curiosité pour le procès Merah.

Vraiment ?

Rassurons-nous : selon la Préfecture de Paris, l’individu n’est pas fiché S.